Revenir à la Source, c’est revenir à “cela” que nous sommes véritablement au plus profond de notre Être et de notre cœur. C’est un appel qui nous accompagne, et qui peut-être nous taraude depuis longtemps. Enfants, déjà nous l’avions. Déjà, cela nous manquait.

Le désir de la Source est celui de notre soif d’amour non reçu dans ce monde. Comment sans l’obtenir et le vivre ici-bas pourrions-nous être heureux ? Comment à la place pourrions-nous nous satisfaire d’une accumulation de biens matériels ou spirituels qui ne constituent que des compensations dérisoires ? Notre soif est celle d’un amour authentique et entier, auquel rien d’autre ne peut se substituer.

“Être source” est le projet, est le souhait, l’engagement de répondre concrètement à cette soif, afin de se donner la réponse et le “Paradis” auquel elle nous convie.

La nature divine qui nous anime ne nous a jamais quittés. Nous-mêmes, malgré nos névroses, nos pensées et nos actions insensées n’avons pu nous en séparer. C’est en faisant fi de toutes nos théories mensongères, de nos conceptions et jugements duels qu’un rapprochement se produira. C’est en laissant le discours du mental, lui préférant nous donner l’ouverture de notre cœur délaissé, que nous y puiserons l’eau vive capable d’étancher notre soif d’absolu.

“Être source” n’est pas la réponse à une croyance, ni l’entrée dans un chemin spirituel ou le mythe d’un épanouissement intérieur.
En premier lieu, c’est l’accueil et la réhabilitation de celui ou de celle-là que nous sommes originellement. Nous n’incarnons pas la somme des caractéristiques qui nous sont associées. Nous ne sommes pas le portrait résultant d’une définition. Derrière les jugements et l’image qui nous sont apposés, nous demeurons la manifestation et le visage particulier de la vie.


“Être source” signifie reconnaître et assumer notre identité, notre visage premier. Ce qui veut dire ne plus s’inscrire dans une logique de conséquence. Cela inclut de ne plus prendre en charge et subir notre propre histoire qui n’est qu’un souvenir. Par-delà les événements, les expressions relatives et passagères, c’est recevoir l’ouverture initiale qui demeure. C’est vivre l’éclat incessant et renouvelé de notre Être absolu. C’est en être le vecteur.

Denis Marie

Être source ; l’appel de notre cœur
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